En traverse, Sessions d’artistes bruts

Synopsis

Ils sont autistes, trisomiques, tous prisonniers d’un corps désobéissant. Chaque lundi ils participent à l’atelier d’arts plastiques Hissez les couleurs, créé et animé à La traverse par Gérard Marty. Le documentaire observe le travail de ces artistes bruts, sensibles et drôles et accompagne leur trajectoire vers une possible reconnaissance.

En traverse, sessions d’artistes bruts, sera le troisième long métrage écrit par Brigitte Bousquet et le second co-réalisé avec Marco Bentz.

Aveyron Culture par son programme Culture et lien social, la Communauté de Communes du Pays Rignacois et l’artiste Gérard Marty, ont initié l’atelier Hissez les couleurs. Ocho Equis a été convié pour le documenter. Devant la qualité des participants et la dynamique impulsée par Gérard, il nous a semblé important d’aller plus loin et de porter un regard sur ces artistes bruts dans un documentaire de création.

Démarche

Cette nouvelle aventure filmique vient d’une rencontre qui nous touche et nous questionne tellement qu’il est impossible de l’ignorer. Une rencontre qui a eu lieu tout près de chez nous, dans l’Aveyron.

Chaque lundi, ils viennent dans ce lieu baptisé La Traverse, s’exprimer à l’atelier d’arts plastiques « Hissez les couleurs » créé par le peintre Gérard Marty. Leur handicap mental réduit plus ou moins fortement leur locution et leurs interactions au monde, mais munis de crayons, feutres ou pinceaux, ils partagent la richesse et la beauté de l’univers qui les habite. Leur pratique artistique spontanée, dégagée des préjugés et des modes, confronte les plasticiens et autres artistes de passages à La traverse qui eux portent le poids de leur culture et de leur conscience.

Cette observation de la vie de l’atelier, extérieur à l’institution psychiatrique, met en évidence le processus créatif des artistes, questionne autant notre rapport à l’autre qu’à l’art ou la culture et donne à voir la personnalité de ces participants, aussi trempée et singulière que leur travail.
Le suivi de ces artistes bruts, aux relations sans fards, d’une extrême honnêteté, débouchera sur un film à l’humanité tendre, drôle et poétique. Un dialogue d’artiste à artiste, où chacun révèle l’autre. Un film sans discours d’experts ni explications juxtaposées faisant confiance à l’observation et sa narration naturelle. Une immersion au plus près qui par une sincérité dépourvue de voyeurisme, contribue à élargir notre norme, à accepter que celui qui sort de nos cadres a quelque chose à nous apprendre.