{"id":1,"date":"2017-05-10T09:04:20","date_gmt":"2017-05-10T07:04:20","guid":{"rendered":"http:\/\/ochoequis.com\/?p=1"},"modified":"2025-07-03T16:52:56","modified_gmt":"2025-07-03T14:52:56","slug":"los-muertos-no-quieren-nadar","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ochoequis.com\/?p=1","title":{"rendered":"Los muertos no quieren nadar (Les morts ne veulent pas nager)"},"content":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_custom_heading]<\/p>\n<h3>Une histoire Amazonienne<\/h3>\n<p>[\/vc_custom_heading][vc_column_text]<\/p>\n<h5>Synopsis<\/h5>\n<p><span style=\"font-size: 16pt;\">\u00ab\u00a0Les morts ne veulent pas nager\u00a0\u00bb se d\u00e9roule au fil d&rsquo;un lent p\u00e9riple sur l&rsquo;Amazone durant la crue annuelle. Le film, qui trace le portrait de deux familles, ponctu\u00e9 par le voyage intime d&rsquo;un conquistador imaginaire, questionne la r\u00e9alit\u00e9 amazonienne du P\u00e9rou contemporain. Incursion dans les cons\u00e9quences au quotidien d&rsquo;une colonisation jamais termin\u00e9e, il interroge la place de l\u2019humain dans ce monde profan\u00e9 o\u00f9 la fronti\u00e8re entre r\u00e9el et illusion n\u2019existe pas.<\/span>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]<\/p>\n<h5>D\u00e9marche<\/h5>\n<p>C&rsquo;est un film d&rsquo;auteurs, ind\u00e9pendants.<br \/>\nUn film sensible, o\u00f9 de lentes agonies, la mort m\u00eame, soulignent les d\u00e9rives du tout mat\u00e9riel, du tout rationnel, de l&rsquo;abandon de la spiritualit\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;oubli du sens.<br \/>\nUn film politique, avec en arri\u00e8re plan du p\u00e9trole, des d\u00e9sirs, de la corruption, beaucoup de corruption, des multinationales d\u00e9lictueuses et puissantes, des luttes improbables, des individus int\u00e8gres et volontaires, des indig\u00e8nes de l\u00e0-bas.<br \/>\nUn film \u00e9thique, loin du sensationnalisme, compos\u00e9 d&rsquo;ethnies sans plumes ni maquillages, de la pauvret\u00e9 ordinaire, un peu de mis\u00e8re bien s\u00fbr mais aussi de la sagesse et de la po\u00e9sie, pour garder espoir.<\/p>\n<p>Le film se d\u00e9roule \u00e0 hauteur humaine, dans le quotidien de ses personnages. Les deux cin\u00e9astes d\u00e9veloppent leur th\u00e8me avec un regard sobre, fait d&rsquo;entrevues et d&rsquo;observations qui se m\u00ealent aux mises en sc\u00e8ne et aux digressions contemplatives. Ils rencontrent, durant la lente remont\u00e9e du fleuve, les faits et personnages de cette chronique.<\/p>\n<p>La partie fictionnelle, inspir\u00e9e au d\u00e9part par le th\u00e9\u00e2tre N\u00f4 Japonais, illustre le voyage spirituel d&rsquo;un conquistador imaginaire du XVIe si\u00e8cle, un voyage en terre inconnue vers une ultime transformation de son \u00eatre. Les r\u00f4les, distribu\u00e9s au hasard des rencontres, font passer certains personnages du documentaire \u00e0 la fiction, pr\u00e9texte \u00e0 un jeu autour du r\u00e9el et de l&rsquo;illusion, fronti\u00e8re qui n&rsquo;existe pas dans cette culture chamanique.<\/p>\n<p>Sublim\u00e9 par la po\u00e9sie, le film ouvre sur d&rsquo;autres perspectives, d&rsquo;autres possibles.[\/vc_column_text][vc_single_image media=\u00a0\u00bb80028&Prime; media_width_percent=\u00a0\u00bb100&Prime;][vc_column_text]<\/p>\n<h5>Cr\u00e9dits<\/h5>\n<p><em>Un film \u00e9crit et r\u00e9alis\u00e9 par<\/em> Marco Bentz<em> &#8211; <\/em>Brigitte Bousquet<br \/>\n<em>Co production<\/em> AUM Films <em>et<\/em> Ocho Equis Film<br \/>\n<em>Productrice d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e<\/em> Chantal Dubois<br \/>\n<em>R\u00e9alisation, Image, Montage<\/em> Marco Bentz<br \/>\n<em>R\u00e9alisation, Sc\u00e9nario, Son, Montage<\/em> Brigitte Bousquet<br \/>\n<em>Musique originale<\/em> Moses Baxter<br \/>\n<em>Mixage<\/em> Suzanne Durand<br \/>\n<em>Productrice ex\u00e9cutive P\u00e9rou<\/em> Brigitte Bousquet<br \/>\n<em>Assistante \u00e0 la production P\u00e9rou<\/em> Fanny Pineau<\/p>\n<p><em>Avec le soutien de<\/em> La R\u00e9gion Occitanie \/ Pyr\u00e9n\u00e9es-M\u00e9diterran\u00e9e en partenariat avec le CNC, Languedoc-Rousillon Cin\u00e9ma, Cinelatino Projet en D\u00e9veloppement 2014, Utopia, Contraluz<\/p>\n<h5>S\u00e9lections<\/h5>\n<p>France &#8211; Festival CINELATINO &#8211; D\u00e9couvertes documentaire &#8211; 31e Rencontres de Toulouse<br \/>\nPer\u00fa &#8211; 6ta <span class=\"\">TRANSCINEMA Festival Internacional de Cine<\/span> de Lima<br \/>\nColombia &#8211; 8vo Festival de Cine Verde de Barichara[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column width=\u00a0\u00bb1\/1&Prime;][vc_single_image media=\u00a0\u00bb80385&Prime; caption=\u00a0\u00bbyes\u00a0\u00bb media_width_percent=\u00a0\u00bb100&Prime;][vc_column_text]<\/p>\n<h5>D\u00e9marche<\/h5>\n<p>C&rsquo;est un film d&rsquo;auteurs, ind\u00e9pendants.<br \/>\nUn film sensible, o\u00f9 de lentes agonies, la mort m\u00eame, soulignent les d\u00e9rives du tout mat\u00e9riel, du tout rationnel, de l&rsquo;abandon de la spiritualit\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;oubli du sens.<br \/>\nUn film politique, avec en arri\u00e8re plan du p\u00e9trole, des d\u00e9sirs, de la corruption, beaucoup de corruption, des multinationales d\u00e9lictueuses et puissantes, des luttes improbables, des individus int\u00e8gres et volontaires, des indig\u00e8nes de l\u00e0-bas.<br \/>\nUn film \u00e9thique, loin du sensationnalisme, compos\u00e9 d&rsquo;ethnies sans plumes ni maquillages, de la pauvret\u00e9 ordinaire, un peu de mis\u00e8re bien s\u00fbr mais aussi de la sagesse et de la po\u00e9sie, pour garder espoir.<\/p>\n<p>Le film se d\u00e9roule \u00e0 hauteur humaine, dans le quotidien de ses personnages. Les deux cin\u00e9astes d\u00e9veloppent leur th\u00e8me avec un regard sobre, fait d&rsquo;entrevues et d&rsquo;observations qui se m\u00ealent aux mises en sc\u00e8ne et aux digressions contemplatives. Ils rencontrent, durant la lente remont\u00e9e du fleuve, les faits et personnages de cette chronique.<\/p>\n<p>La partie fictionnelle, inspir\u00e9e au d\u00e9part par le th\u00e9\u00e2tre N\u00f4 Japonais, illustre le voyage spirituel d&rsquo;un conquistador imaginaire du XVIe si\u00e8cle, un voyage en terre inconnue vers une ultime transformation de son \u00eatre. Les r\u00f4les, distribu\u00e9s au hasard des rencontres, font passer certains personnages du documentaire \u00e0 la fiction, pr\u00e9texte \u00e0 un jeu autour du r\u00e9el et de l&rsquo;illusion, fronti\u00e8re qui n&rsquo;existe pas dans cette culture chamanique.<\/p>\n<p>Sublim\u00e9 par la po\u00e9sie, le film ouvre sur d&rsquo;autres perspectives, d&rsquo;autres possibles.[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column width=\u00a0\u00bb1\/1&Prime;][vc_column_text]<\/p>\n<h4>Gen\u00e8se du projet<\/h4>\n<p>[\/vc_column_text][vc_single_image media=\u00a0\u00bb1173&Prime; caption=\u00a0\u00bbyes\u00a0\u00bb media_width_percent=\u00a0\u00bb100&Prime;][vc_column_text]<\/p>\n<h5>Cinquante degr\u00e9s Celsius d\u2019amplitude thermique<\/h5>\n<p>\u00ab\u00a0Bienvenidos a Iquitos, ici on vend de la drogue\u00a0\u00bb dit la publicit\u00e9 du gouvernement r\u00e9gional. Iquitos, o\u00f9 fleurissent en vrac le tourisme sexuel et ses p\u00e9dophiles, les ONG en tous genres, les mafias, les trafics, les planques pour criminels, les lodges pour aventuriers du dimanche, les vrais et faux chamans et j\u2019en passe\u2026<\/p>\n<p>Depuis plusieurs mois d\u00e9j\u00e0, l\u2019id\u00e9e de filer en Am\u00e9rique Latine me trottait dans la t\u00eate. Fatigu\u00e9e du froid nord-am\u00e9ricain, autant saisonnier qu\u2019humain, je n\u2019envisageais pas passer un hiver de plus au Qu\u00e9bec et le retour en France n\u2019\u00e9tait m\u00eame pas une option. J\u2019en \u00e9tais l\u00e0, lorsque le Sud vint \u00e0 moi sous la forme d\u2019un poste de coop\u00e9rant en audiovisuel au P\u00e9rou. Un plan de Marco. Tout est \u00e0 faire, c\u2019est au milieu de nulle part, en pleine for\u00eat amazonienne. Parfait\u00a0!<\/p>\n<p>23h, le 7 f\u00e9vrier 2011 arriv\u00e9e \u00e0 Lima. Le matin, on laissait Montr\u00e9al par -20\u00baC et Toronto dans une temp\u00eate de neige. Cinquante degr\u00e9s Celsius d\u2019amplitude thermique, manteau d\u2019hiver sur le bras, moiteur. Apr\u00e8s quelques jours de pr\u00e9paration et d\u2019acclimatation, c\u2019est le taux d\u2019humidit\u00e9 qui va grimper vers des sommets, pour moi jusque l\u00e0 inconnus. Iquitos, port sur l\u2019Amazone, entre 450 et 500 000 habitants, la plus grande ville au monde non reli\u00e9e par route, un \u00eelot bruyant au milieu de la jungle. Sur le tarmac, je veux troquer mes poumons pour des branchies, l\u2019air est satur\u00e9 d\u2019humidit\u00e9. \u00ab\u00a0Bienvenidos a Iquitos\u00a0\u00bb.[\/vc_column_text][vc_single_image media=\u00a0\u00bb80386&Prime; caption=\u00a0\u00bbyes\u00a0\u00bb media_width_percent=\u00a0\u00bb100&Prime;][vc_column_text]<\/p>\n<h5>Sous latitude coloniale<\/h5>\n<p>La coop\u00e9ration durera neuf mois, abr\u00e9g\u00e9e par l\u2019ONG canadienne car on ne collait pas avec le profil. Un soulagement en fait.<\/p>\n<p>Neuf mois \u00e0 manger du poisson en cebiche, \u00e0 go\u00fbter des fruits aux noms et formes impossibles, \u00e0 commenter le service des restaurants qui ne sert personne en m\u00eame temps, pour finalement pr\u00e9f\u00e9rer les cuisini\u00e8res de rue. Tout est ouvert. Tout est dehors. Pas de pudeur, faut que l\u2019air circule sinon tout moisit. Sur les trottoirs on entre dans l&rsquo;intimit\u00e9 des maisons, toutes les pi\u00e8ces y sont pr\u00e9sentes, jusqu\u2019\u00e0 la salle de bain. Un homme en fauteuil roulant sur la Napo boit une bi\u00e8re avec un ami. Je le vois chaque jour, il s\u2019appelle Luis, dans les cinquante ans. Il m\u2019interpelle pour boire avec eux, ici on partage le verre et la bouteille, rien d\u2019individuel, chacun attend son tour, comme au restaurant en somme.<br \/>\nNeuf mois pour r\u00e9apprendre le partage et ralentir, se familiariser avec l\u2019omnipr\u00e9sence des d\u00e9chets, le bruit, la pauvret\u00e9, le travail des enfants et l\u2019odeur de Bel\u00e9n. Pueblo Libre, Bel\u00e9n o\u00f9 chacun tait ses ambitions. Neuf mois pour changer, jouer avec les enfants coll\u00e9s en grappes souriantes, chaque fois impatients de venir aux <a title=\"Ateliers de cin\u00e9ma\" href=\"http:\/\/ochoequis.com\/?page_id=609\">ateliers<\/a>, mon c\u0153ur palpite de les voir s\u2019abandonner entre nos mains.[\/vc_column_text][vc_single_image media=\u00a0\u00bb319&Prime; caption=\u00a0\u00bbyes\u00a0\u00bb media_width_percent=\u00a0\u00bb100&Prime;][vc_column_text]Il nous \u00e9tait devenu impossible de se laisser malmener par l&rsquo;ONG pour des raisons administratives et des ranc\u0153urs pu\u00e9riles. Ils ont coch\u00e9 la case \u00ab\u00a0\u00e9chec de la mission\u00a0\u00bb. Bien que d\u00e9sagr\u00e9able, cette exp\u00e9rience venait de nous jeter \u00e0 la figure tout un pan de la politique coloniale exerc\u00e9e par les pays du \u00ab\u00a0premier monde\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019\u00e9gard des pauvres. Un \u00e9cho \u00e0 la longue histoire jamais racont\u00e9, oubli\u00e9e des capitales d\u2019o\u00f9 personne n\u2019entend les cha\u00eenes des esclaves du caoutchouc, ni l\u2019\u00e9limination par n\u00e9gligence des populations natives, ni les cano\u00ebs qui coulent avec leurs occupants au passage des barges de transport p\u00e9trolier.<\/p>\n<p>Partir m&rsquo;\u00e9tait impossible. Pas comme \u00e7a. Je suis all\u00e9e chez la chamane, que j&rsquo;avais d\u00e9j\u00e0 rencontr\u00e9 une autre fois, pour prendre du recul et renouer avec la magie de la selva. Je passe No\u00ebl et le nouvel an seule \u00e0 Iquitos, sur la Brasil, \u00e0 \u00e9couter les p\u00e9tards des enfants, leurs cris et la musique. La neige en coton, les d\u00e9corations import\u00e9es de cerfs et de sapins \u00e9lectriques totalement irr\u00e9elles, culture plaqu\u00e9e, factice. Cette ann\u00e9e 2011 ne s&rsquo;est jamais termin\u00e9e, comme un \u00e9t\u00e9 qui s&rsquo;\u00e9tire et s&rsquo;oublie.[\/vc_column_text][vc_single_image media=\u00a0\u00bb2708&Prime; caption=\u00a0\u00bbyes\u00a0\u00bb media_width_percent=\u00a0\u00bb100&Prime;][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column width=\u00a0\u00bb1\/1&Prime;][vc_column_text]<\/p>\n<h4>D&rsquo;Iquitos \u00e0 Saramuro, vers la source de l&rsquo;Amazone<\/h4>\n<p>[\/vc_column_text][vc_column_text]<\/p>\n<h5>Le peuple de l&rsquo;eau<\/h5>\n<p>Marco revient du Qu\u00e9bec. On d\u00e9cide de rester sur place, peut \u00eatre pour faire un film sur les familles qui vivent \u00e0 Pueblo Libre, Bel\u00e9n\u2026 on se conna\u00eet d\u00e9j\u00e0 un peu, et puis on n\u2019a pas peur de descendre seuls, m\u00eame si l\u2019endroit tra\u00eene une r\u00e9putation parmi les pires du P\u00e9rou, prostitution infantile, narcotrafic, violence et pauvret\u00e9. Ce n\u2019est pas ce c\u00f4t\u00e9 qui nous attire, non, notre curiosit\u00e9 est piqu\u00e9e par la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, la dignit\u00e9 et l\u2019exceptionnelle capacit\u00e9 \u00e0 vivre dans un environnement hostile, enti\u00e8rement liquide six mois par an.[\/vc_column_text][vc_single_image media=\u00a0\u00bb80387&Prime; caption=\u00a0\u00bbyes\u00a0\u00bb media_width_percent=\u00a0\u00bb100&Prime;][vc_column_text]En d\u00e9cembre d\u00e9bute la crue annuelle. Pluie continue, les rues d\u2019Iquitos sont des torrents. Je circulerais bien en maillot de bain si je l\u2019osais. Quelqu\u2019un m\u2019a dit que c\u2019est de l\u2019eau s\u00e8che qui tombe\u2026 S\u00e8che\u00a0? C\u2019est vrai qu\u2019il y a de l\u2019air entre les gouttes\u2026 En 2012 la crue de toutes les rivi\u00e8res de l\u2019Amazonie basse est exceptionnellement haute, un record. Plus une terre \u00e9merg\u00e9e sur des milliers de kilom\u00e8tres carr\u00e9s, dans la plus grande indiff\u00e9rence. Puis c\u2019est l\u2019\u00e9tat d\u2019urgence, l\u2019argent d\u00e9tourn\u00e9, des centaines de familles vivent sur leur cano\u00eb, une b\u00e2che sur la t\u00eate. \u00c0 Pueblo Libre, le toit des maisons sert de refuge aux quelques animaux non comestibles et aux humains. Beaucoup r\u00eavent des terres hautes, mais le temps du nomadisme est r\u00e9volu, les terres ont des propri\u00e9taires et les indigents sont chass\u00e9s par la police.[\/vc_column_text][vc_single_image media=\u00a0\u00bb178&Prime; caption=\u00a0\u00bbyes\u00a0\u00bb media_width_percent=\u00a0\u00bb100&Prime;][vc_column_text]On avait rencontr\u00e9 \u00ab\u00a0le peuple de l&rsquo;eau \u00bb, les Kukamas. Bien s\u00fbr \u00e0 Iquitos personne ne se d\u00e9finit de cette fa\u00e7on, personne n\u2019est indig\u00e8ne, tout le monde veut \u00eatre moderne, natif de nulle part et embarquer dans la magnifique lancha du progr\u00e8s\u00a0! \u2028Il faut aller plus loin, remonter l\u2019Amazone, fr\u00e9quenter les bras de rivi\u00e8res, suivre l\u2019eau et partager le quotidien pour apercevoir, derri\u00e8re les jeans et t-shirts, une vision totalement autre. D\u00e8s lors mon monde bascule, l\u2019occident glisse sous la Terre pour rejoindre les \u00eatres du pass\u00e9s qui, nostalgiques de la vie \u00e0 la surface, hantent les rivi\u00e8res et les esprits dans l&rsquo;attente d&rsquo;un prochain retournement.[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column width=\u00a0\u00bb1\/1&Prime;][vc_gallery el_id=\u00a0\u00bbgallery-999568&Prime; medias=\u00a0\u00bb80388,80389,80390,80391,80392,80399&Prime; gutter_size=\u00a0\u00bb3&Prime; media_items=\u00a0\u00bbmedia|lightbox|original,icon,caption\u00a0\u00bb screen_lg=\u00a0\u00bb1000&Prime; screen_md=\u00a0\u00bb600&Prime; screen_sm=\u00a0\u00bb480&Prime; single_overlay_opacity=\u00a0\u00bb50&Prime; single_padding=\u00a0\u00bb2&Prime;][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Documentaire de cr\u00e9ation, co-r\u00e9alis\u00e9 par Marco Bentz et Brigitte Bousquet<br \/>\nSoutien R\u00e9gion Occitanie avec l\u2019aide du CNC<br \/>\nCo production Ocho Equis \u2013 AUM Films \u2013 2018 \u2013 87 min \u2013 P\u00e9rou \u2013 Espagnol sous titr\u00e9<br \/>\nDistribution Les films des deux rives<br \/>\nS\u00e9lection officielle Cinelatino, cat\u00e9gorie D\u00e9couvertes documentaire &#8211; 31e rencontres de Toulouse &#8211; Transcinema Lima, P\u00e9rou &#8211; Festiver Barichara, Colombie<br \/>\n\u00c0 travers le portrait de deux familles, ponctu\u00e9 par le voyage intime d&rsquo;un conquistador imaginaire, le film fait une incursion dans les cons\u00e9quences au quotidien d&rsquo;une colonisation jamais termin\u00e9e et interroge la place de l\u2019humain dans ce monde profan\u00e9 o\u00f9 la fronti\u00e8re entre r\u00e9el et illusion n\u2019existe pas.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":428,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[11,36,37],"tags":[6,87,14,15,16,68,160],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/ochoequis.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1"}],"collection":[{"href":"http:\/\/ochoequis.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/ochoequis.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ochoequis.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ochoequis.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1"}],"version-history":[{"count":289,"href":"http:\/\/ochoequis.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":81545,"href":"http:\/\/ochoequis.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1\/revisions\/81545"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ochoequis.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/428"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/ochoequis.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/ochoequis.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/ochoequis.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}